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Dust In Mind  
                   

Dust in Mind est un groupe originaire de Strasbourg. Formé de 5 musiciens, il nous offre un métal moderne teinté d’industriel. Ils nous font aujourd’hui le plaisir de nous en dire plus sur eux.

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Salut Jen, et merci de te prêter au jeu de l’interview pour MetAlsace. Une petite présentation des membres du groupe ?

- Salut Metalsace ! Alors pour la présentation de groupe, il y a Damien, guitariste chanteur mais surtout compositeur du groupe. C’est aussi lui qui s’occupe de l’enregistrement de tous nos albums, ainsi que nos vidéos et photos. Il y a 3 ans, nous avons eu un changement de line up au niveau basse et batterie. Xavier est le bassiste. Nous sommes amis depuis de longues années. Et au même moment est arrivé Jackou à la batterie. Depuis peu, nous avons un petit nouveau à la guitare : Yann, originaire de la region Parisienne et qui a déménagé en Alsace pour le groupe. Et il y a moi, Jennifer, chanteuse,. Dans le groupe depuis ses débuts :)

Dust in Mind est né en 2013 sur une idée de Damien (chant et guitare), très vite rejoint par Jennifer (chant). En 5 ans, le groupe a beaucoup évolué, tant au niveau de ses membres qu’au niveau des compositions.

- Oui à la base tout vient de Damien. Il avait commencé un projet tout seul, puis a cherché une chanteuse. Nous avons commencé à travailler ensemble, et un an après avoir sorti notre EP, nous nous sommes mis à la recherche de musiciens pour établir un groupe et faire du live. Nous avions Jack à la guitare depuis les débuts, mais malheureusement, par manque de temps, il a dû quitter le groupe il y a quelques mois. Nous avons eu quelques changements de line up depuis les debuts du groupe. Mais je pense que là, nous avons une bonne base. Nous avons juste remplacé notre guitariste sur ces 3 dernières années, et notre équipe est solide. Niveau composition, il est vrai qu’au début du groupe, nous étions plus dans une direction “death-doom”, avec des influences gothiques. Nous nous retrouvions bien là dedans, mais au fil des années, notre style est devenu plus “groovy”. On ne s’est pas forcés du tout, ça s’est fait tout seul. On verra ce que donne le prochain album :D

Vos compositions d’ailleurs sont très personnelles où l’on retrouve de nombreux thèmes pouvant toucher un grand nombre d’entre nous. Jennifer écrit la plupart (sinon tous ?) de ces textes il me semble. Votre inspiration est tirée de votre vécu j’imagine, de ce qui se passe dans le monde, autour de vous, etc ?

- Oui effectivement, au début j’écrivais tous les textes. Mais sur notre dernier album “From Ashes To Flames”, Damien avait des choses à dire, et il a écrit quelques textes. Aucun texte n’est tiré de la fiction. Absolument toutes nos chansons parlent de quelque chose que nous avons vécu, ou que nous ressentons. En prenant notre EP et nos 3 albums, on peut voir beaucoup de mon vécu dans mes paroles. Et pour notre dernier album, j’ai eu envie de parler de la cause environnementale qui me tient beaucoup à coeur, ainsi qu’au reste du groupe. Je ne me vois pas écrire un texte qui ne me correspond pas. Ça ne collerait pas. Et la musique est un réel exutoire ; la première fois que j’ai pu parler de certains sujets, c’était grâce aux textes utilisés dans nos chansons.

Y a-t-il une chanson qui vous tient plus particulièrement à cœur et pourquoi ?

- J’aurai du mal à choisir, elles sont toutes précieuses. Je sais que Damien a un coup de coeur pour la chanson “A New World” sur notre dernier album. En terme de style musical, d’ambiance, ma préférée est “This is the End”. Au niveau des paroles, elle parle de l’environnement, et nous avons tourné un clip pour ce morceau. Nous avons été dans une énorme plaine de déchets à l’Ouest de Paris. Des déchets industriels, de particuliers... A perte de vue. C’était horrible. Cette plaine aurait été un paradis pour la faune et la flore, et à la place, nous voyions des lapins qui jonchaient le sol au milieu des montagnes de déchets. C’était très dur... Mais c'était ce que nous voulions dénoncer.

Après deux opus, le dernier album de Dust in Mind est sorti fin 2018. Comment a-t-il été accueilli par le public ?

- Très bien, surtout grâce aux vidéos ! Je pense que nous sommes sur une bonne évolution. Nous avançons doucement, mais sûrement :)

Dust in Mind. Une raison particulière dans ce choix de nom ?

- C’est Damien qui a eu l’idée de ce nom. Cela démontre une “image” de ce que nous avons en tête. Ces choses qui nous pèsent, qui nous brouillent la vue au quotidien.

Ton Jennifer n’est ni symphonique, ni guttural, ce qui change pas mal des groupes dont la structure « chant » comporte une voix féminine et une voix masculine. Cela donne de la douceur dans les compositions, peut être un contraste voulu pour atténuer un peu la violence de la musique ?

- Oui c’était la volonté de Damien dès le départ. Quand il cherchait une chanteuse, il souhaitait quelque chose de différent par rapport aux “standards”. Ce contraste est totalement voulu. Aujourd’hui Damien a aussi de nouvelles techniques de chant, ce qui enrichit le panel de techniques vocales. J’aimerai aussi m’essayer au chant hurlé pour certaines phrases, mais je ne suis pas encore satisfaite du résultat ;)

La scène fait partie intégrante de la vie d’un groupe. Et vous avez la chance de pas mal tourner, aussi bien en France qu’à l’étranger. L’accueil du public est-il différent selon les pays où vous vous produisez ?

- Oui il est différent en fonction du pays. Nous avons un bon accueil en France, mais il est vrai que selon certains pays, le public est différent. Pas forcément “mieux”, mais différent. Quand nous étions en tournée avec PAIN, nous avons tourné dans plusieurs pays de l’Est ; Je pense surtout à Minsk, en Biélorussie. Le public était absolument dingue. On sentait que ces personnes étaient “sous pression” et avaient envie de tout donner. Ils voulaient absolument nous toucher, faire des photos, c'était juste dingue ! A côté de cela, le public Allemand est aussi bien présent. Et il est vrai que les Français n’ont pas la meilleure réputation en terme de public Métal, mais honnêtement, nous avons été sacrément surpris cette dernière année :).

Vous avez partagé l’affiche avec de grands groupes ; Pain et Arch Enemy pour ne citer qu’eux. Ça doit être grisant ! Y a-t-il un groupe, ou un musicien, avec qui vous rêveriez de partir sur les routes ?

- Oui c’était assez dingue. D’autant plus que si DUST IN MIND existe, c’est parce que Damien est un fan ultime de PAIN, et donc de Peter Tagtgren. Le groupe est influencé par PAIN depuis nos débuts. C’était donc la consécration. A nos débuts on s’était dit “Notre rêve c’est de jouer avec PAIN”. Au final on est partis en tour avec eux, et Damien a passé 3 semaines avec son idole de jeunesse en tourbus. C’était vraiment génial. Avec ARCH ENEMY, ça s’est un peu fait en dernière minute. On m’a contactée pour me proposer de faire 2 dates Françaises, et je ne m’y attendais pas. J’aime beaucoup ce groupe et je respecte leur carrière, c’était donc une grande chance de jouer avec eux aussi. Je pense que le concert avec ARCH ENEMY à la Laiterie restera gravé dans ma tête à tout jamais tellement le public était dingue. On n’en revenait pas. Et si nous pouvions choisir un groupe avec lequel partir, mon “moi-adolescent” répondrait LACUNA COIL. Parce que si aujourd’hui j’en suis là, c’est parce qu’on m’a fait découvrir ce groupe. Parce que j’admire beaucoup Cristina Scabbia en tant qu’artiste et en tant que femme.

Je pense que vous avez un tas d’anecdotes et de souvenirs de ces tournées. Y en a-t-il une qui vous a marqués plus que les autres (pour Jennifer, je pense déjà savoir : Machine Head ;) ) ?

- Oui en effet MACHINE HEAD restera gravé à jamais dans ma mémoire. En tant que grande fan, jouer en tant que support à Strasbourg... C’était juste énorme. C’était notre 3eme ou 4eme concert. J’étais simplement tétanisée. Je n’avais aucune confiance en moi, je ne savais pas où me mettre. Et l’enjeu était énorme pour moi. En anecdote marrante sinon, avec PAIN on est restés coincés en pleine tempête de neige avec le tourbus. Dans la campagne Ukrainienne, avec le premier village à des kilomètres (le chauffeur a pris la superbe initiative de changer de chemin et nous nous sommes embourbés). Nous sommes restés dans le tourbus en tout durant 33 heures. Sans eau, sans bouffe, avec les mauvaises odeurs des toilettes, et avec juste 3L de vodka. Et en prime, nous avons du annuler la date suivante. Sur le coup, on riait jaune, mais ça a reserré les liens entre nous et avec PAIN (et surtout Damien et son papa Peter Tagtgren :D ). Quand on en parle maintenant on en rigole haha !

Vous allez d’ailleurs partir à nouveau en tournée très bientôt. Très impatients sans doute ?

- Oui en effet, nous allons partir avec INFECTED RAIN et KLOGR. Nous serons 3 dans le tourbus et un groupe d’ouverture en plus chaque soir. Ce sera un tour de petits clubs. Oui nous sommes impatients parce que nous allons d’autant plus jouer dans des pays dans lesquels nous ne sommes jamais allés. Je pense à la Hollande et à la République Tchèque. J’ai hâte de voir comment le public va nous recevoir, hâte de partir et de traverser tous ces pays, de croiser tous ces gens et de partager toute cette énergie !

Avant d’investir la scène, avez-vous un rituel pour vous booster, vous déstresser, vous encourager les uns les autres ?

Il y a quelques années, je te répondrais que j’étais juste incapable de faire quoi que ce soit. J’avais mes mains plantées dans la chaise, une boule au ventre qui me paralysait, et la gorge serrée. L’ancienne timide maladive que j’étais reprenait le contrôle sur moi. Et un jour avant un concert à la Laiterie, je me suis forcée à taper dans un mur tellement la tension me submergeait. J’étais totalement bouleversée. Et je me suis rendue compte à quel point il fallait que j’évacue cette énergie. J’avais un “trop plein” de stress. Je me suis mise à prendre des gouttes aux fleurs de Bach. Et un jour je les ai oubliées, et je me suis rendue compte que j’avais réussi à monter sur scène sans en prendre. Je commençais à prendre le contrôle. Aujourd’hui je ne suis toujours pas totalement confiante, mais je suis de plus en plus à l’aise. On a pas vraiment de rituel si ce n’est de scander la phrase de Team America (“America, Fuck Yeah”) juste avant de monter sur scène en se checkant ! :)

Pour finir, un petit mot sur l’imagerie, qui je suppose est importante pour vous au vu du nombre de clips que vous avez déjà à votre actif ?

- Effectivement, on s’est rapidement rendus compte que le visuel était tout aussi important que la musique en fait. Les gens ont besoin de voir des clips, de voir des photos, de voir une “identité” en fait. Un “univers”. C’est pourquoi nous mettons beaucoup l’accent sur nos clips où l’on met en image nos ressentis. Cela reflète une bonne partie de notre personnalité en fait. Alors, par contre, c’est beaucoup de travail… Nous avons la chance d’avoir Damien qui gère la vidéo.

Merci encore à toi de nous avoir consacré du temps ; je te laisse conclure cette interview et vous souhaite le meilleur pour votre tournée toute proche !

- Merci beaucoup ! Et bonne continuation à vous aussi ! En espérant vous voir sur les routes très bientôt !

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