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Iron Bastards  
                   

Iron Bastards, est une formation originaire de Strasbourg. Trois gars qui nous délivrent un « fast rock’n’roll » qui décoiffe ! Et j’ai le plaisir d’interviewer aujourd’hui David (chant et basse).

****NOUVEL ALBUM !!****

Salut David ! Merci à toi de soutenir MetAlsace et de répondre à quelques questions. Peux-tu nous présenter les membres d’Iron Bastards ? ?

Salut ! Iron Bastards est un trio composé d'Anthony MEYER, 26 ans, batteur, David SEMLER, 27 ans, guitariste, et moi-même, David BOUR, 28 ans, chanteur et bassiste. Le line-up est le même depuis les débuts du groupe, en 2012 sous le nom Nöclass, groupe de covers de Motörhead, avant que nous changions notre nom pour Iron Bastards et nous mettions à la composition de nos propres morceaux.

Le groupe est né en 2013 mais a vraiment commencé à décoller en 2015. 2 EPs, 2 albums et un 3ème qui va bientôt voir le jour. Belle évolution ! Qu’est ce qui est à l’origine de ce tournant, la sortie du 1er album ?

La sortie de ce premier album, « Boogie woogie violence », a été un chapitre important de la vie du groupe, nous permettant des retours à l'échelle Européenne. Je pense que d'autres facteurs expliquent l'évolution du groupe : un travail continu et constant pour se faire connaître, une certaine constance artistique et surtout notre motivation pour faire vivre le groupe dans un contexte parfois pas évident pour le Rock. Nous oscillons depuis nos débuts entre une démarche professionnelle et le DIY.

On vous compare très souvent à Motorhead. Et bien que l’inspiration se ressent, ce groupe vous ayant beaucoup influencés, vous avez votre propre identité. Quelles sont les thèmes de vos chansons ?

L'influence de Motörhead sur notre musique est indéniable, mais cela serait réducteur que de nous résumer à ça, particulièrement avec l'album à venir. Nous sommes assez à l'aise avec ça, on suit notre propre direction musicale, nous inspirant aussi bien du Hard Rock des années 70 que du Blues, du Rock Psyché des 60's que de la NWOBHM. En ce qui concerne les thématiques de nos chansons, je les diviserais en 3 catégories : celles abordant le rock'n'roll sous tous ses angles (la fête, la route, la galère, l'amour de la scène), les chansons plus personnelles basées sur du vécu (de l'amour à la colère) et les chansons d'ordre politique, donnant mon point de vue sur le monde qui m'entoure, les inégalités, les injustices et le mépris de l'oligarchie pour le peuple. Rock'n'roll et lutte des classes pour résumer !

Le nouvel album, «Cobra Cadabra» sort en avril. Peux-tu nous en parler un peu ?

« Cobra Cadabra » est notre troisième album et même s'il n'est jamais évident de parler de sa propre musique, je pense que c'est clairement notre meilleur opus. Nous l'avons composé en 7 mois, de janvier à juillet 2018, et enregistré le mois d'après. Si la formule reste dans la continuité des deux précédents, nous avons évolué techniquement et dans le travail de composition. S'y trouve mêlées à notre Fast Rock'n'roll « Motörheadien » des influences blues, rock psyché, heavy metal... On a également invité notre ami Vince, qui est l'auteur de la pochette, pour un morceau, « You only live twice ». Je pense que ce sont 43 minutes bien plaisantes que passera tout amateur de Rock en écoutant ce disque.

Iron Bastards, les « bâtards de fer ». Une raison particulière au choix de ce nom ?

Nous avons trouvé « Iron Bastards » un soir où nous cherchions un nom quand nous avons décidé de passer à la composition, en mai 2013. Nous avons éclaté de rire, sommes passés à autre chose, puis le lendemain au réveil on s'est regardés tous les trois en se disant que c'était vraiment classe. Le « Iron » symbolise bien le lien qui nous unit, une amitié très forte, et les Bastards ça nous correspond bien, des gars plus préoccupés par leur avenir que par leur passé.

Vous avez beaucoup tourné depuis les débuts du groupe, aussi bien en France qu’à l’étranger (Allemagne, Angleterre…). Le public est-il différent selon le pays où vous vous produisez ?

C'est l'un des aspects les plus intéressants dans le fait de tourner : découvrir des pays au travers du prisme du rock'n'roll et souvent de l'underground. Je pourrais beaucoup te parler des conditions précaires de la musique en Angleterre par exemple. En ce qui concerne le public, on voit des petites différences, même selon les régions où tu joues en France. J'ai développé un attachement au Nord de la France comme ça. J'ai été frappé par la générosité des Allemands. Le fait que les Anglais comprennent nos textes et soient si réceptifs à notre musique est intéressant. Et globalement, je trouve que le sens de la fête est assez bien partagé dans le Rock !

Vous avez partagé l’affiche de grands noms comme Phil Camp-bell, Soulfly ou Udo Dirkschneider. Mis à part Lemmy, avec qui aimeriez-vous tourner ?

Instinctivement, je dirais avec nos potes de Full Throttle Baby ou d'Overdrivers, avec lesquels nous passons à chaque fois d'excellents moments. Tant que nous tombons avec personnes cools, dôtées d'un sens de l'humour et prêtes à nous supporter, on peut tourner ensemble !

Vous avez sans doute d’innombrables d’anecdotes et souvenirs de concerts. En as-tu une rigolote ?

Ouh là... Entre les délires à la con comme donner de faux noms sur scène, nos exploits éthyliques, les ingénieurs du son auto-proclamés... Il y en aurait pour des heures. Une des plus marquantes est un concert en Haute-Savoie en 2016. L'une des spécialités du coin est le vin blanc, ce à quoi je suis sensible qu'en tant qu'Alsacien. Du coup, quand on te donne 13 h pour heure de rdv et que le concert commence à 22 h, il y a de grandes chances que tu ne sois pas frais pour jouer, ce qui n'a pas manqué. Mes deux compères m'ont surveillé tout le long de peur que je ne tombe d'un seul coup, mais on a géré le concert et j'ai même enchaîné avec une interview... Avec des animateurs radio qui n'ont que peu goûté à mon humour éthylique !

Avec la sortie de l’album, de nombreux concerts sont déjà prévus à partir de ce mois-ci. Prêts à mettre le feu ?

Chauds bouillants ! L'année a bien commencé et continue ce vendredi à Epinal et ce samedi à Besançon en compagnie des Full Throttle Baby et des Sticky Boys, puis on va faire de la route, dans le Nord, en Belgique, en Suisse, en Espagne, en Croatie, en Allemagne... On a quelques beaux festivals en un paquet de dates de prévues jusqu'à septembre dont le Sylak Open Air !

Avez-vous un rituel spécial avant de monter sur scène ?

On essaie de ne pas trop picoler ! En général, on sait et on fait ce qu'on a à faire sur scène, je me permets quelques vannes et remarques sur l'actualité en rapport avec le thème de nos chansons et si je vois un sourire sur le visage des gens présents, c'est qu'on a bien fait notre boulot.

Pour finir, un petit mot sur l’imagerie : vos clips sont super cools, y en-a-t-il un déjanté de prévu prochainement, dans le style de « Vintage Riders »?

On vient d'en sortir un sur une nouvelle chanson intitulée « Days of rage », qui parle de ces moments dans l'Histoire récente où des gens ont exprimé leur envie d'un autre monde, dans des contextes et avec des conséquences complexes. D'où l'utilisation d'images d'archives partant de la lutte des sufragettes en Angleterre au début du XXème siècle jusqu'aux gilets jaunes plus récemment. On réfléchit au prochain qui devrait encore partir sur une autre imagerie, quelque-chose de plus proche des codes du Rock Psychédélique.

Merci encore à toi de nous avoir consacré du temps ; je te laisse conclure cette interview et vous souhaite le meilleur pour votre album et la tournée toute proche !

Merci et bravo à vous pour le lancement du site, tout le meilleur pour vous. Merci à ceux qui nous soutiennent, nous écoutent, nous inspirent et nous aiment bien malgré tout.

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