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REVIEW PULVERFEST 6  

Pour commencer la saison automne/hiver de nos reportages il ne nous fallait pas un, mais bien 4 concerts ! C’est tout naturellement que nous nous sommes retrouvés au Pulver’Fest 6ème édition pour nous en prendre plein les oreilles. La dernière session de ce fest (qui fut aussi la clôture de notre première saison de reportages) nous avait laissé un excellent souvenir tant sur le plan musical que sur le plan humain. On ne le dira jamais assez, mais le rock c’est avant tout et toujours une aventure humaine, de musique, de rencontre, de passions, de bière, de vin rouge, de doliprane parfois aussi. Et c’est souvent d’un simple délire et après masse rigolades que des choses extraordinaires ont pu voir le jour.

Je ne reviendrai pas dans cet article sur l’organisations de ce fest, car il a déjà été longuement évoqué dans le précédent. Sachez juste que l’orga est souriante, pro et disponible. Des passionnés je vous le dis qui savent communiquer leur enthousiasme ! Au passage, nous tenons à les remercier pour leur accueil impeccable. Un catering qui roule, une tireuse opérationnelle et un ptit pinot rosé de derrière les fagots achèveront de vous convaincre.

Nous commençons par OKKO, qui surprend dès la balance, car oui, ils chantent en alsacien ! Aaah du rock de chez nous qui chante notre vieux dialecte ! Mais ne réduisez pas ce groupe à ces seules prestations alsaciennes ! Engagés, déconneurs ils ont la gouaille de nos villages et la classe d’un groupe de rock. Et puis voilà un morceau en anglais qui débaroule. Je vais vous dire, on se croirait à un bal, une fête de village où on aurai complètement perdu le contrôle de l’orchestre. Attention je ne suis pas en train de vous dire que c’est de la musette version rock, je vous dis que vous devriez essayer et que si vous y avez déjà goûté… on comprends que vous en deveniez accro.

MURDER ONE. Un sacré quatuor. Et ‘faut bien le dire quatre personnalités. Dans le genre rebelle, mais sans se prendre la tête. Là aussi, déconneurs mais sur scène ils envoient du lourd. Quel contraste, les sourires s’estompent et voilà Manu (chanteur) qui livre un autre visage. La puissance de la musique c’est quelque chose. Et là vous retrouverez du stoner, du mélodique pour le chant et des riffs de guitare et une basse qui vont vous faire bouger la tête à en avoir un peu mal le lendemain. Mention spéciale au batteur. Un solo de batterie, ‘faut le placer et c’était magistral ! Encore un kick dans un retour de la part de Rastan, sur un riff sauvage. Rien à redire, ça bouge, ça mord. On en reprend !

OIL-LEN. Un trio. On aurai pu dire les trois frères (même si il n’y en a que deux qui le sont vraiment). Je peux vous dire pour avoir passé un peu de temps avec ces gars-là, voila des gens vrais, qui transpirent leur musique. Aussi à l’aise dans la vie que sur scène, infatigables déconneurs et accessibles, ils n’en sont pas moins talentueux. Je veux dire, il faut les voir sur scène. Ils transforment un fest en spectacle dantesque de part la prestation du guitariste qui va improviser des riffs improbables (guitare dans le dos et ça sonne toujours juste). Et quelle musique ! ça sent bon le rock et la poussière de la route. On entendrai presque une Harley qui se pointe à l’horizon.

INSOMNIA. Eux c’était la surprise. Du Metalcore mélodique porté par deux chanteurs avec deux voix différentes (mais qui se complètent) et du chant français s’il vous plaît. Originaires de Haute Saône (mais avec un membre d’origine alsacienne donc il y a des chances qu’on en reparle), ces gars là ont réussi l’alchimie de mélanger un côté nostalgique sans être dépressif avec ce qu’ils sont allés chercher au fond d’eux pour composer et écrire. Et ça marche. Enervé, franchement puissant mais sans tomber sur du déjà entendu, Insomnia est un ensemble cohérent, talentueux qui risque de vous faire aimer le genre si vous étiez réfractaires.

Mais le plus formidable c’est qu’au travers de ces rencontres, se dégage toujours l’aventure humaine. Un groupe de musiciens c’est toujours l’aventure. Une aventure teintée de passion, de prises de bec, des amitiés qui se font et parfois se défont. Oui, ça transpire la vie, ça a parfois un peu le goût du sang, mais ça ne s’échange pas. Pour rien au monde.

Vous pouvez retrouver ces groupes dans le glossaire de MetAlsace !

16/10/2019=- Rock !


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