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Iron Bastards: on y était!  

Mais qu’est-ce qui s’est passé hier soir à Strasbourg, juste en face de la Laiterie ? Bon sang, un concert ? Ca résonnait comme une bataille, il y a eu du corps à corps c’est vrai, ça bougeait dans tous les sens. Barbus, chevelus, nanas sexy en docks, des bouilles d’anges rock’n roll… Comment ça avait commencé déjà ?

Ah ouais, Hall des chars à Strasbourg. Se garer dans ce coin c’est la première épreuve de la soirée. Tu regardes l’espace laissé entre chaque voiture et tu calcules dans ta tête si tu va arriver à coincer la tienne entre la Clio et l’utilitaire garés comme des as de pique.

Enfin, c’est fait, on s’est garé. Direction la salle, facile il suffit de suivre les métalleux. Et là c’est avec plaisir que tu retrouves ces dégaines chères à ton cœur. Au bout de trois pas, des visages connus : voilà Motoroar, des membres des Bull Terrier, Hook… mais c’est dingue ça ! Première bière bue en leur joyeuse compagnie. C’est comme un festival où tout le monde est tête d’affiche ! Voilà Hammer de Penetrator ! Eh bien mes cadets, eh bien mes petits frères, on va s’amuser !

On se décide à entrer. Le staff est sympa, souriant. De grandes affiches avec un cobra… Eh oui on y est, la release de Cobra Cadabra, le nouvel album d’Iron Bastards. D’ailleurs où sont ils ? Ah ! je crois en voir un ! David avec sa chemise blanche, et hop disparu. Voilà l’autre David, discute un peu à droite, rigole un peu à gauche et hop, le voilà ailleurs. Pareil pour Anthony. Furtifs, rapides un peu comme le cobra… En même temps, ils ont un petit mot pour tout le monde, poignée de main, tape sur l’épaule, yeux qui se plissent pour essayer de te remettre. David le bassiste et chanteur nous épate toujours sous ses airs classiques (genre Lestat le vampire mais en vachement plus sympa), complètement habité par son band, il en parle de manière volubile avec une voix qui contraste singulièrement quand il est derrière son micro. David (le guitariste) est une énigme. Sous ses traits d’enfant sage nous savons que se cache un bourreau de la gratte, un soliste d’enfer. Anthony nous l’avons juste croisé c’est vrai, happé par les choses à faire, mais une chose est sûre, ce mec sait déchaîner une tempête en cognant sur ses toms.


Affiche dédicacée par David Bour, bassiste et chanteur d'Iron Bastards.

Ah, on entends la première partie qui entame. Hellbats, de Belfort. Ils envoient ces belfortains dites-moi ! Les premières têtes commencent à se balancer, on s’approche de la scène. Les pieds commencent à marquer le rythme, des poings se lèvent. C’est bon et même très bon. On sent que ces gars là ils ont pas fait tout ce chemin pour rien.

Entracte. Petite bière ? Jamais de refus. Je parlais des nanas en docks… Voilà déjà que notre Nessa MetAlsacienne sympatise avec Nathalie, elles portent les même grolls, sont fans de Motley. Automatique quoi, tu connais personne et hop ça se fait comme ça. Moi aussi j’ai réussi à parler avec quelqu’un qui avait les même chaussures que moi. Pas aussi prestigieux que les docks, mais bon ! Roland le vigile aussi a de sacrés anecdotes à raconter, tu l’écoutes, tu te marres.

Mais assez de blabla, Iron Bastards arrive, non, investi la scène ! Et d’emblée le public se chauffe. Un an qu’ils n’avaient pas joué à Strasbourg, il va falloir mettre un sacré coup ! Et ils ne déçoivent pas. C’est un rouleau compresseur, c’est du rock mon gars ! C’est rapide, c’est fluide, c’est gras, la voix gratte bien. C’est ça la morsure Cobra Cadabra ? C’est le fait que tu ais été mordu qui fait que tu commences à t’agiter comme ça ? Comment ne pas être mordu d’ailleurs, ça à l’air contagieux ! Les morceaux s’enchaînent rapidement, le trio prend tout l’espace sur la scène, la bataille commence dans la salle, ça danse et ça pogote. Je me lance et suis mis à terre, je me relève avec un peu d’aide et reprends. On se bouscule, on se rentre dedans tandis qu’Iron Bastards en maître de cette folie envoie un final qui doit encore résonner dans les oreilles des participants ce matin.

En conclusion, des remerciements égrenés témoignent de la générosité de ce groupe. Personne n’est oublié et ça c’est la grande classe. De la lumière, aux travailleurs de l’ombre, bravo, c’est du grand art. On se précipite pour saluer les artistes. Et fidèles à eux-mêmes partout en même temps, est-ce un tour de sorcellerie ? Ouais, c’est bien ça Cobra Cadabra.

05/04/2019 -=Rock !

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